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TRACT Fédéral
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SNCF

Attaque frontale sur le temps de travail.

Ils assument le dumping social…

La Direction du groupe SNCF vient de lever le masque.

Lors de la table ronde du 10 mars 2026, le PDG a annoncé l’ouverture d’une négociation nationale visant à « adapter » la réglementation du temps de travail dans les filiales Voyageurs (SVSA, SVEA, SVLO, SVCO et celles à venir). Traduction concrète : supprimer 5 jours de repos aux cheminots des filiales SNCF Voyageurs pour les aligner sur la convention collective nationale. Prises et fins de service délocalisées, roulements VSDL (programmation week-end généralisés à tous les métiers) et 19/6 dégradés, réduction des repos périodiques et des dimanches : c’est l’ensemble de notre réglementation qui est dans le viseur.

FO Cheminots l’a toujours dit et le répète : aucune négociation bilatérale filiale par filiale ne remplacera des garanties collectives solides. Fragmenter l’unité sociale du groupe, c’est préparer le terrain à la casse généralisée.

La survie partielle des accords jusqu’en 2027 promise par le PDG ne règle rien : l’organisation du temps de travail, les activités sociales et culturelles, le télétravail et le temps partiel en sont exclus d’emblée. C’est une capitulation déguisée en rase campagne pour accélérer la casse du service public sur le dos de ses premiers acteurs, les Cheminots.

Il s’agit également d’une baisse déguisée de la rémunération des Cheminots transférés et à transférer dans les filiales puisque, dans le même temps, la rémunération de base garantie calculée sur les 12 derniers mois avant transfert s’applique. Cela revient à mettre pour socle minimal individuel, un taux journalier inférieur car, les Cheminots travailleront plus pour le même salaire.  

 

Mais soyons clairs sur les responsabilités :

Cette attaque n’est rendue possible que parce que la convention collective nationale de la branche ferroviaire a été signée — et non dénoncée.

CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT : ce sont ces fédérations qui ont paraphé ou laissé prospérer des accords de branche en dessous des garanties de la réglementation SNCF, en promettant des « accords d’entreprise de haut niveau » qui ne sont jamais venus, en n’organisant pas la riposte collective et unie des Cheminots. En refusant de prendre pour socle minimal la réglementation SNCF — pourtant perfectible — elles ont ouvert la boîte de Pandore du nivellement par le bas. Aujourd’hui, la Direction n’a plus qu’à utiliser l’outil que ces OS lui ont forgé main dans la main.

 

C’est dans la grève et par la grève, dans l’unité la plus large, que se défendent nos conditions de travail, notre rémunération.

À FO CHEMINOTS, NOUS Y SOMMES PRÊTS !