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Edito Février / Mars 2026

Ce début d’année 2026 a vu 4 de nos collègues mettre fin à leur jour en quelques semaines. Même si la direction tient à préciser que leur terrible décision a eu lieu en dehors du lieu de travail, nous ne pouvons que nous interroger : les réorganisations permanentes à marche forcée que la SNCF connaît depuis des années sont forcément un facteur de souffrance, d’inquiétude, et ne peuvent, à minima, qu’accentuer le mal-être des agents. Il ne nous reste qu’à exprimer nos condoléances aux familles, aux proches, aux collègues et espérer qu’il ne s’agit pas du début d’une vague comme en ont connu d’autres grandes entreprises.
Comme à chaque début d’année un certain nombre d’organisations non gouvernementales, d’instituts statistiques, et autres structures, publient un certain nombre de données sur la situation économique et sociale, et comme souvent ces données chiffrées sont édifiantes.
Les plus fortunés et leur représentants ont beau s’épancher sur tous les canaux médiatiques pour mettre en garde contre toute fiscalité qu’ils nomment confiscatoire, on est très loin de porter atteinte à la richesse dans notre pays. L’exemple du plus riche des Français est à ce titre frappant : si l’on confisquait 99 % de la fortune de Bernard Arnault, lui qui menaçait il y a peu de temps encore de quitter notre pays, il serait encore milliardaire.
Quelques données sont importantes et illustrent l’évolution de notre société.
Dans la France de 2026, 53 milliardaires sont plus riches que 32 millions de personnes.
La fortune des 500 plus riches a été multipliée par 14 en 10 ans. 8,4 % des Français sont en état d’insécurité alimentaire, en augmentation de 47 % depuis 2019, et le taux de pauvreté est à 15,4 %, à son plus haut depuis 30 ans (11 millions de personnes sont sous le seuil de pauvreté…).
La situation sociale est encore plus claire si on parle du patrimoine.
60 % du patrimoine est hérité contre 35 % au début des années 1970. Cette donnée vient à elle seule ruiner le mythe d’une société du mérite. Quant au patrimoine dit professionnel, pour sa part pas ou peu taxé, 5 % des Français en détiennent 95%, ce qui démystifie le mirage de la participation et de l’actionnariat salarié.
En cette année où nous commémorons les 120 ans de la charte d’Amiens,
il est bon de rappeler comme ils avaient raison nos camarades du 15ème congrès national corporatif (9ème congrès de la confédération générale du travail) lorsqu’ils affirmèrent que
le syndicalisme prépare l’émancipation intégrale qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste. Ce combat est toujours d’actualité, on le voit au travers des données chiffrées sur l’état de la situation économique et sociale, et il convient de ne pas raconter de sornettes aux salariés que nous représentons car, comme le disait Fernand Pelloutier : « ce qui manque à l’ouvrier c’est la science de son malheur ».
Dans notre entreprise, nous avons vu dans la récente période comme certains étaient plus préoccupés par les négociations sur le temps syndical que sur les salaires des cheminots.
Nous apprenons qu’un préavis de grève unitaire a été déposé à propos de l’accord sur l’unité sociale du groupe public ferroviaire ainsi que sur les niveaux de négociation, à mille lieues des préoccupations des cheminots. Cet accord vise à maintenir artificiellement un groupe public ferroviaire au sein du groupe public unifié, de manière à définir entre amis les niveaux de négociation. La raison en est simple : sans cet accord, les discussions devraient avoir lieu en comité de groupe SNCF, où d’autres organisations syndicales sont représentées…
Peur du pluralisme, peur de la démocratie, défense de petits intérêts partisans, déconnexion des préoccupations réelles des cheminots, il est temps que chacun retrouve la raison.
Alors oui à un préavis de grève national sur l’augmentation générale des salaires et l’amélioration des conditions de travail. Sur un tel préavis FO cheminots répondra présente.

Edito Janvier 2026

Chers camarades, il est comme chaque année l’occasion de vous souhaiter de la part de l’ensemble du secrétariat fédéral tous nos vœux pour l’année 2026 qui s’annonce.
C’est donc forcément un numéro également propice à tirer le bilan de l’année écoulée et à se projeter dans l’année importante qui s’ouvre à nous.
Dans l’exercice du devoir de mémoire indispensable à la construction des revendications et à la défense des intérêts particuliers des salariés en général et des cheminots en particulier,2025 aura été une année riche.
Nous avons fin septembre eu l’occasion de nous souvenir de la création de la Confédération générale du travail que force ouvrière continue en son 130e anniversaire. Avant cette création les travailleurs n’avaient ni droit ni garantie d’aucune sorte.
Nous avons eu début octobre l’occasion de nous souvenir de la création de la sécurité sociale en son 80e anniversaire. Une institution fondée suivant les ordonnances rédigées par notre camarade Georges Buisson pour protéger les travailleurs et leur famille contre l’avis du patronat qui n’a eu de cesse depuis 80 ans de multiplier les attaques et de soutenir toutes les initiatives visant à l’affaiblir dans le but final de la détruire.
Nous avons enfin en ce début décembre à commémorer les 120 ans de la loi de séparation des églises et de l’état. Cette loi qui garantit à la fois la liberté de religion et la neutralité de l’état est un acquis également de la classe ouvrière puisqu’elle prive le patronat d’une de ses armes les plus utilisées : la division des travailleurs en fonction de leur mode de vie de leur tradition de leurs origines. De tout temps, les ennemis de la classe ouvrière ont tenté de la diviser pour l’affaiblir. Les diviseurs sont les ennemis de travailleurs et les alliés du patronat.
L’année 2026 nous amènera à nous rappeler de notre ADN profond puisque nous commémorerons les 120 ans de ce que nous appelons communément la charte d’Amiens. Le 13 octobre 1906 dans les locaux de l’école du faubourg de Noyon dans la ville d’Amiens le 9e congrès de la Confédération générale du travail adoptait ce texte qui caractérise ce qu’est profondément le syndicalisme français.
Ce texte établit l’indépendance entre les partis politiques les religions les philosophies diverses et variées et le syndicalisme, ce qui est souvent négligé par certains. Ce texte établit également l’indépendance vis-à-vis du patronat et des gouvernements ce que certains oublient trop souvent également. Ce texte explique enfin qu’en plus de l’œuvre quotidienne d’amélioration des conditions ouvrières le syndicalisme prépare l’émancipation intégrale qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste ce qui est généralement oublié par tous. Autant de trous de mémoire que nous n’avons pas à FO cheminots.
L’année qui s’ouvre est également une année d’élections dans les sociétés qui composent l’ex SNCF. Evidemment, ces échéances sont importantes, et nous pouvons constater que le patronat et ses complices syndicaux en ont conscience puisqu’ils essayent de nous couper les moyens en ce début 2026, espérant ainsi nous faire disparaitre. Ils en seront bien sûr pour leur frais, FO Cheminots n’ayant jamais été une fédération d’ambitieux carriéristes : ceux qui parfois dans nos rangs ont ce genre de travers n’y restent jamais bien longtemps et on les retrouve plus tard sous d’autres couleurs où ils s’illustrent bien souvent, le stylo à la main, sacrifiant les intérêts des cheminots sur l’autel de leurs ambitions.
Les élections sont un instrument de mesure qui nous est imposé depuis l’accord CGT/CFDT/MEDEF/Sarkozy, nous devons tout mettre en œuvre pour le réussir, mais sans y sacrifier notre identité : si les élections sont la preuve de la représentativité, elles ne sont pas ce que nous représentons vraiment. Ce sont les cendres de quelque chose qui a bien brûlé : parfois nous nous trompons nous même et essayons de créer les cendres au lieu d’allumer le feu.

Vive le syndicalisme libre et indépendant !

Edito Octobre – novembre 2025

Notre fédération a tenu son 24ème congrès à Sète du 22 au 26 septembre dernier, dans un contexte d’attaque généralisée contre le syndicalisme libre et indépendant, attaque portée main dans la main par le patronat et les 4 organisations dites représentatives. Il nous faut remercier encore l’ensemble des participants, et notamment les camarades de l’Union Régionale Languedoc Roussillon sans qui l’organisation de ce congrès n’aurait tout simplement pas été possible.

Edito Août – Septembre 2025

Le Premier ministre a donc instauré l’austérité généralisée pour l’ensemble des salariés et des retraités, mais bien sûr pas pour les milliardaires. L’annonce d’une année blanche c’est-à-dire d’une année sans aucune revalorisation ni augmentation, signifie la mise en place d’une baisse générale des salaires pensions et minima sociaux en euros constants du fait de l’inflation.
Cette année blanche est bien vite repeinte en kaki : Macron et Bayrou placent bien sûr tout cela dans le cadre d’une guerre qui serait à nos portes et imposerait un réarmement global généralisé. C’est en réalité avant tout une guerre contre les travailleurs qui est déclarée.
En particulier, l’attaque est massive dans le domaine de la santé avec 5 milliards d’économies prévues dans un secteur qui est déjà sous la table. Il faudrait si l’on en croit le Premier ministre oublier l’idée selon laquelle l’assurance maladie c’est gratuit. Non ce n’est pas gratuit, c’est notre argent, notre salaire différé !
Décidément ils osent tout et c’est à ça qu’on les reconnaît : interrogée en ce début d’été caniculaire sur l’évolution de la situation dans les ehpad depuis la fameuse canicule de 2003, la ministre de la Santé tient à rassurer tout le monde puisque, dit-elle, tous les ehpad ont aujourd’hui au moins une pièce réfrigérée… Une chambre froide ? ! ?
Pour les plus riches en revanche tout va bien, aucune demande d’effort ou de sacrifice en vue… Comme chaque année, le magazine Challenge publie son enquête sur les 500 plus grandes fortunes, pour lesquelles, rassurez-vous, tout va bien. Le patrimoine de ces 500 plus grandes fortunes a été multiplié par 14 en 30 ans alors que le smic n’a même pas doublé. La part de ces 500 plus grandes fortunes dans le produit intérieur brut représentait 6% il y a 30 ans ,40% aujourd’hui. Par ailleurs il est établi aujourd’hui que ces 500 fortunes paient en moyenne 2 fois moins d’impôts que la population générale. Pendant ce temps, une commission d’enquête du Sénat établit à 211 milliards le montant des aides publiques aux entreprises sans aucune contrepartie, sans compter les aides versées par les régions ou l’Union européenne.
Pendant ce temps, 9,8 millions de français sont sous le seuil de pauvreté ,650 000 personnes de plus en un an.
Pendant ce temps, sous les ordres de Trump, les dépenses militaires atteignent 5% du budget soit 150 milliards par an pour la France.
La minorité exploiteuse s’enrichit, la majorité exploitée s’appauvrit. La lutte des classes bat son plein et le camp du capital mène la bataille sans aucune retenue. Il est temps que le camp du travail déclare la riposte. Dans ce cadre, une intersyndicale interprofessionnelle a édité une pétition. C’est un début. Signons-la et faisons-la signer massivement. Bien sûr elle ne suffira pas à faire reculer le gouvernement, mais elle peut être un outil qui nous permet de construire la mobilisation et de construire l’unité au plus près du terrain.
La Confédération FO a par ailleurs pris ses responsabilités en déposant auprès du Premier ministre un préavis de grève interprofessionnel pour la période du 1er septembre au 30 novembre. C’est cette question qu’il nous faut mettre en discussion partout : dans les tournées, dans les HIS, à chaque occasion, il nous faut mettre en discussion avec les collègues la question de la grève.
Pour la défense de la sécurité sociale, des congés payés, pour l’augmentation générale des salaires, il nous faut une mobilisation à la hauteur des attaques.
Marc Blondel disait en 1995 : « la sécurité sociale vaut bien une grève générale ». Nous sommes à tout le moins dans cette situation aujourd’hui. Alors si la grève générale ne se décrète pas, elle se construit. Travaillons dès aujourd’hui à sa construction.

Edito Juin – Juillet 2025

Depuis l’échec total du conclave sur les retraites, preuve s’il en fallait une que force ouvrière a eu raison depuis le départ, en quittant ce conclave dès la première réunion, dénonçant une mascarade, les déclarations se multiplient pour attaquer la sécurité sociale.
Le Medef demande le recul de l’âge de départ en retraite à 67 ans et la modification du mode de financement, suivi en cela par les divers avatars de la minorité présidentielle, le tout saupoudré de déclarations de certaines organisations syndicales laissant entendre que les 64 ans ne seraient plus un tabou et que les salariés et les retraités auraient des efforts à faire.
Comme à chaque fois le même hold-up tente de se mettre en place. D’abord on multiplie les exonérations de cotisations sociales pour les employeurs, privant ainsi la sécurité sociale de ressources, puis on crée des impôts pour compenser (TVA sociale, CSG, etc) qui sont payés par les salariés eux-mêmes, puis l’état reprend en main la gestion des caisses de solidarité ouvrière, les transformant ainsi en un budget public. C’est ce que Marc Blondel qualifiait en 1995 de hold-up du siècle.
Le Sénat a désigné en son sein une commission d’enquête transpartisane, présidée par un sénateur Les Républicains, et chargée d’établir quels sont les montants d’aides publiques versées aux entreprises, prenant pour référence l’année 2023. Cette commission a rendu son verdict : pour l’année 2023 les entreprises ont touché la somme astronomique de 211 milliards d’euros dont 75 milliards d’exonérations de cotisations sociales.
Rappelons ici notre totale opposition à ces exonérations et rappelons que nous ne sommes pas non plus favorables à leur remplacement par l’impôt, TVA ou autre. En effet les richesses produites par les travailleurs sont dans notre société réparties entre les salaires et les profits. L’impôt légitime cette répartition en la corrigeant, tandis que la cotisation sociale modifie cette répartition au profit des salariés. La cotisation a donc à nos yeux une valeur bien plus grande.
A la SNCF, encore une fois, les négociations sont au point mort, notamment sur les salaires. Alors que depuis plus de 10 ans chaque année les augmentations générales sont inférieures à l’inflation, nous apprenons que pour l’année 2025 les négociations auraient lieu au printemps 2026 uniquement. Pendant ce temps le bilan social de la SNCF est alarmant : hausse des accidents du travail et des arrêts maladie, dégradation des conditions de travail, hausse de l’utilisation des CDD, de l’intérim, hausse des licenciements et des mises à la réforme, souffrance de la médecine du travail, les chiffres sont implacables et illustrent pleinement l’absence de négociation dans l’entreprise et les conséquences dramatiques de la disparition des CHSCT, les CSE étant des coquilles vides.
En cette période de congés d’été, nous souhaitons de bonnes vacances à tous ceux qui peuvent en bénéficier, et bon courage à ceux qui doivent travailler pour assurer la permanence du service public de transport ferroviaire.
Nous saisissons l’occasion pour rappeler encore et toujours que le droit à congés payés est un acquis gagné par la grève générale de 1936.
Alors qu’ils sont nombreux aujourd’hui à verser des larmes de crocodiles sur les déficits publics, sur le coût du travail, sur les comptes de la sécurité sociale, sur les pseudos réalités démographiques qui imposeraient de travailler plus longtemps, il est toujours utile de rappeler ce que déclarait en 1936 la fédération patronale de l’industrie : « les congés payés feront plus de dégâts à l’industrie et à l’artisanat que les destructions de la Grande Guerre. Dans 3 ans, la France sera ruinée. »
Voilà pourquoi pour notre part nous balayons d’un revers de main les larmes de crocodile et au gouvernement qui cherchent 40 milliards d’euros nous disons : « il y a 200 milliards d’aides publiques aux entreprises et 150 milliards de budget pour la guerre : servez-vous ! »

Edito Avril – Mai 2025

Le conclave sur les retraites, qui n’est rien d’autre qu’un moyen de
tenter d’associer les organisations syndicales à la remise en cause
des droits des salariés, poursuit son triste ouvrage, quand bien
même il ne représente plus qu’une coquille vide, désertée par une
large partie des participants.
Nous nous félicitons chaque jour davantage que notre Confédération
ait choisi, dès la première réunion, de se retirer de cette mascarade.
Nous saluons également la décision de la CGT d’avoir, à son
tour, adopté la même attitude responsable, même si nous savons
qu’il faut rester vigilants à ce qu’y pourrait s’y dire ou s’y dérouler.
Force Ouvrière, pour sa part, reste fidèle à ses revendications :
l’abrogation de la dernière contre-réforme des retraites — ainsi
que des réformes précédentes —, pour le retour à 37,5 annuités
de cotisations pour une retraite à taux plein, et les mêmes âges
d’ouverture des droits qu’avant les attaques patronales massives
initiées dès 1993.
Depuis quelque temps, nous voyons avec inquiétude monter en
puissance ce que FO a qualifié de «stratégie de la tronçonneuse».
En Argentine, aux États-Unis, certains dirigeants paradent tronçonneuse
à la main, prétendant vouloir «débroussailler» une
soi-disant bureaucratie d’État — quand bien même leur fortune
repose en réalité sur des milliards de subventions publiques et de
commandes étatiques. La France serait-elle à l’abri ? Rien n’est
moins sûr.
Il y a quelques mois, sous couvert d’une prétendue simplification,
un rapport parlementaire proposait de «rendre des heures aux
Français». Très vite, on comprenait que les heures visées étaient
celles consacrées à la représentation des salariés, à leur défense
collective, y compris jusqu’à la justice prud’homale.
Quand il s’agit de faire des cadeaux aux plus riches, il n’y a jamais
de coupes. Les coupes budgétaires sont toujours réservées aux salariés,
ceux-là mêmes qui créent pourtant toutes les richesses.
À la SNCF, le président de l’entreprise lui-même ne cache plus que
cette «stratégie de la tronçonneuse» est à l’oeuvre. Désormais, on
ne discute plus que de résultats financiers. Selon nous, les priorités
devraient être tout autres : d’abord la sécurité des circulations ferroviaires,
ensuite la fiabilité de l’offre de service proposée aux usagers.
Ce sont ces sujets qui mériteraient des discussions sérieuses,
portant sur l’efficacité réelle et sur l’amélioration des points qui
fonctionnent moins bien.
Mais aujourd’hui, tout tourne autour des chiffres : bénéfices, marge
opérationnelle, rentabilité… Ce sont là des discussions d’épicier,
déconnectées des enjeux fondamentaux d’un service public.
Au lieu de chercher à améliorer sans cesse la sécurité, la régularité,
la ponctualité et de construire une offre de transport répondant
aux besoins de la population, on cherche à maximiser des marges
financières. Cela conduit inévitablement à restreindre l’offre aux
seuls trafics jugés rentables, et à remettre en cause les acquis des
cheminots, en particulier en matière de salaires et de conditions
de travail.
Cette politique est, à l’évidence, néfaste pour le service public,
pour l’aménagement du territoire, pour les usagers et pour les salariés.
À qui profite le crime ? Nous connaissons en tout cas la victime : le
service public de transport ferroviaire.
En ce début avril, sont donc publiés les arrêtés de représentativité
de branche. Une bonne nouvelle puisque notre fédération regagne
la représentativité dans la branche ferroviaire. C’est une bonne
nouvelle et une récompense pour le travail militant de chacun
d’entre nous. Nous ne nous fourvoierons pas cependant, la représentativité
n’est qu’une barrière patronale inventée pour nuire à
l’action syndicale avec la complicité de certaines centrales syndicales
: nous nous considérions déjà comme représentatifs ! Nous
sommes prêts à discuter avec chaque organisation syndicale cheminote,
qu’elle soit dite représentative ou non. Nous considérons à
FO Cheminots que chaque organisation syndicale est représentative
au moins des cheminots qu’elle rassemble, qu’elle représente
et des positions qu’elle défend.
Ceci étant dit, félicitons nous d’avoir récupéré la représentativité
de la branche et allons tous ensemble gagner la représentativité
dans la SNCF.