Daniel FERTÉ
Secrétaire Général
Fédération FO Cheminots
Même dans l'adversité, les militants FO cheminots sont prêts à tous les combats !
Chers camarades, il est comme chaque année l’occasion de vous souhaiter de la part de l’ensemble du secrétariat fédéral tous nos vœux pour l’année 2026 qui s’annonce.
C’est donc forcément un numéro également propice à tirer le bilan de l’année écoulée et à se projeter dans l’année importante qui s’ouvre à nous.
Dans l’exercice du devoir de mémoire indispensable à la construction des revendications et à la défense des intérêts particuliers des salariés en général et des cheminots en particulier,2025 aura été une année riche.
Nous avons fin septembre eu l’occasion de nous souvenir de la création de la Confédération générale du travail que force ouvrière continue en son 130e anniversaire. Avant cette création les travailleurs n’avaient ni droit ni garantie d’aucune sorte.
Nous avons eu début octobre l’occasion de nous souvenir de la création de la sécurité sociale en son 80e anniversaire. Une institution fondée suivant les ordonnances rédigées par notre camarade Georges Buisson pour protéger les travailleurs et leur famille contre l’avis du patronat qui n’a eu de cesse depuis 80 ans de multiplier les attaques et de soutenir toutes les initiatives visant à l’affaiblir dans le but final de la détruire.
Nous avons enfin en ce début décembre à commémorer les 120 ans de la loi de séparation des églises et de l’état. Cette loi qui garantit à la fois la liberté de religion et la neutralité de l’état est un acquis également de la classe ouvrière puisqu’elle prive le patronat d’une de ses armes les plus utilisées : la division des travailleurs en fonction de leur mode de vie de leur tradition de leurs origines. De tout temps, les ennemis de la classe ouvrière ont tenté de la diviser pour l’affaiblir. Les diviseurs sont les ennemis de travailleurs et les alliés du patronat.
L’année 2026 nous amènera à nous rappeler de notre ADN profond puisque nous commémorerons les 120 ans de ce que nous appelons communément la charte d’Amiens. Le 13 octobre 1906 dans les locaux de l’école du faubourg de Noyon dans la ville d’Amiens le 9e congrès de la Confédération générale du travail adoptait ce texte qui caractérise ce qu’est profondément le syndicalisme français.
Ce texte établit l’indépendance entre les partis politiques les religions les philosophies diverses et variées et le syndicalisme, ce qui est souvent négligé par certains. Ce texte établit également l’indépendance vis-à-vis du patronat et des gouvernements ce que certains oublient trop souvent également. Ce texte explique enfin qu’en plus de l’œuvre quotidienne d’amélioration des conditions ouvrières le syndicalisme prépare l’émancipation intégrale qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste ce qui est généralement oublié par tous. Autant de trous de mémoire que nous n’avons pas à FO cheminots.
L’année qui s’ouvre est également une année d’élections dans les sociétés qui composent l’ex SNCF. Evidemment, ces échéances sont importantes, et nous pouvons constater que le patronat et ses complices syndicaux en ont conscience puisqu’ils essayent de nous couper les moyens en ce début 2026, espérant ainsi nous faire disparaitre. Ils en seront bien sûr pour leur frais, FO Cheminots n’ayant jamais été une fédération d’ambitieux carriéristes : ceux qui parfois dans nos rangs ont ce genre de travers n’y restent jamais bien longtemps et on les retrouve plus tard sous d’autres couleurs où ils s’illustrent bien souvent, le stylo à la main, sacrifiant les intérêts des cheminots sur l’autel de leurs ambitions.
Les élections sont un instrument de mesure qui nous est imposé depuis l’accord CGT/CFDT/MEDEF/Sarkozy, nous devons tout mettre en œuvre pour le réussir, mais sans y sacrifier notre identité : si les élections sont la preuve de la représentativité, elles ne sont pas ce que nous représentons vraiment. Ce sont les cendres de quelque chose qui a bien brûlé : parfois nous nous trompons nous même et essayons de créer les cendres au lieu d’allumer le feu.
Vive le syndicalisme libre et indépendant